Comment bien vivre la rentrée
en se préservant du stress

Reprise du travail, retour des enfants à l'école, agenda qui se remplit, nuits plus courtes...
La rentrée représente un vrai choc de rythme pour le corps.
C'est une période de réadaptation rapide et le corps encaisse
ce changement de rythme après l'été.

Résumé

La rentrée rajoute une couche de stress (changement de rythme, charge mentale, moins de sommeil, ). Maintenu trop longtemps, ce stress retentit sur les grandes fonctions du corps : poids, digestion, cycle, sommeil, immunité. 
Dans mon approche, je parle souvent d’axe PNIE – psycho-neuro-immuno-endocrinien – pour rappeler que le stress, le sommeil, la digestion, l’immunité et les hormones sont profondément liés, à tout âge. Un système nerveux qui ne récupère plus assez a des répercussions bien au-delà du « mental » : il retentit sur le corps entier.
Heureusement il existe des moyens de prémunir les effets du stress et vivire une rentrée la plus sereine possible avec une régulation du système nerveux, du rythme circadien, du corps dans son ensemble.

La rentrée, un facteur de charge en plus

La rentrée et son lot de changements entraine : 

  • un changement de rythme brutal après une période plus calme
  • une charge mentale qui remonte en flèche (planning, enfants, travail)
  • des nuits plus courtes ou plus irrégulières
  • une pression à « repartir fort », parfois auto-imposée

Résultat : le stress qui était déjà présent dans une vie bien remplie trouve, à la rentrée, un terrain propice pour s’installer dans la durée.

Les signes à surveiller

Quel que soit votre âge ou votre étape de vie, un stress prolongé peut se manifester par :

  • Une prise de poids inexpliquée, notamment autour du ventre
  • Des troubles digestifs récurrents (ballonnements, transit perturbé)
  • Pour les femmes encore réglées : un cycle qui se dérègle, un SPM plus marqué
  • Une fatigue qui persiste malgré un sommeil suffisant
  • Une anxiété, une irritabilité ou des troubles du sommeil inhabituels (endormissement difficile, réveils nocturnes)

Si plusieurs de ces signes vous parlent, ce n’est pas anodin un bilan de naturopathie permet d’y voir clair sur ce qui se joue précisément pour vous.

Ce que le cortisol chronique fait concrètement au corps

Sur le poids

Le tissu adipeux abdominal contient une forte densité de récepteurs aux glucocorticoïdes, ce qui le rend particulièrement sensible au cortisol. Un excès chronique favorise donc une redistribution des graisses vers cette zone, en plus d’augmenter l’appétit et de favoriser la résistance à l’insuline.

Sur la digestion

Le cortisol agit directement sur le système digestif : il inhibe le nerf vague (donc la digestion se met en pause), modifie la motilité intestinale, réduit l’acidité gastrique et les enzymes digestives, et peut perturber le microbiote. D’où les ballonnements et troubles du transit qui accompagnent souvent les périodes de stress. 

Sur le cycle

Chez les femmes encore réglées, le cortisol chronique perturbe l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien : il abaisse la progestérone, freine la thyroïde, et peut aller jusqu’à supprimer l’ovulation. Le cycle se dérègle, le SPM s’intensifie.

Sur le système nerveux

Anxiété inhabituelle, irritabilité, difficulté à se concentrer, émotivité majorée, sommeil qui se dégrade (endormissement difficile, réveils nocturnes) : ce sont les signes les plus fréquents d’un système nerveux qui ne récupère plus assez entre deux sollicitations.

Sur l'immunité

Le stress chronique entraîne une forme de résistance aux glucocorticoïdes, qui fait perdre au cortisol son pouvoir anti-inflammatoire naturel. L’inflammation de bas grade reste alors moins bien régulée, ce qui peut fragiliser le terrain sur la durée. Le corps est moins résistant et se défend moins bien contre les infections (virus, bactéries …). 

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Comment retrouver un bon rythme, sans s'épuiser

Alimentation

Des repas réguliers et stables dans la journée évitent d’ajouter du stress physiologique (hypoglycémies, coups de fatigue) au stress déjà présent. On n’oublie pas les apports suffisants en protéines à chaque repas. 

Réguler le rythme circadien

Retrouver progressivement des repères stables : heures de lever / coucher réguliers même le weekend, prendre la lumière du soleil le matin pendant 10 mn, éviter le café après 14h, stopper les écrans le soir 1h avant d’éteindre, instaurer une routine du coucher avec des pratiques relaxantes …

Réguler le système nerveux

Redonner au corps des vraies fenêtres de récupération entre deux sollicitation en installant des pauses régulières où le système nerveux peut redescendre (respiration consciente, cohérence cardiaque, mouvement doux, shaking …).

Lâcher prise

Accepter de ne pas tout faire parfaitement dès les premiers jours de septembre, vous avez quelques semaines pour retrouver un rythme qui vous convient. 

Poser les limites

Apprendre à dire non aux tourbillon d’obligations sans se justifier. Pas d’agressivité ni d’argumentation. Juste un “non, ce ne sera pas possible pour moi cette fois”. Vous n’avez pas besoin de vous excuser de prioriser votre santé mentale.

Une tâche à la fois

Si vous avez tendance à vous éparpiller, noter vos tâches sur un tableau à trois colonnes – à faire, en cours, terminé – sous forme d’un Kanban board, peut aider à vous recentrer et à mettre en place une tâche après l’autre. C’est un outil qui a bien fonctionné pour moi. On n’ajoute pas plus de 3 tâches à la fois dans la colonne en cours. 

 

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 Le stress a des mécanismes bien réel sur lesquels on peut agir.…

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