Migraines hormonales: pourquoi elles reviennent chaque mois et comment
les soulager

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Tu as mal à la tête juste avant ou pendant tes règles ? C’est cyclique,
presque un rendez-vous mensuel imposé ? Il y a de grandes chances que tu
souffres de migraine hormonale (ou migraine cataméniale), étroitement liée
aux variations naturelles de ton cycle menstruel.

Les migraines hormonales, appelées aussi migraines cataméniales, touchent de nombreuses femmes, souvent avant leurs règles, et sont intimement liées aux variations des hormones du cycle.

On estime que :

  • 1 femme sur 5 souffre de migraines.
  • 1 sur 3 souffrent de migraines hormonales.

Je t’explique ici les grandes causes et les pistes pour les soulager.

Comment reconnaître une migraine hormonale ?

Elle survient généralement dans les 2 jours précédant les règles et peut durer jusqu’à 3 jours après leur début.

Les symptômes typiques :

  • Douleur intense, pulsatile ; souvent localisée d’un seul côté de la tête.
  • Nausées, voire vomissements.
  • Sensibilité exacerbée à la lumière et au bruit.
  • Fatigue profonde. 

Différence avec une simple céphalée :
Les céphalées, elles, donnent une douleur diffuse, en étau, sans symptômes associés.

Pourquoi ces migraines arrivent : les causes principales

Le rôle de la sérotonine et des vaisseaux sanguins

Ton cerveau est traversé par des vaisseaux sanguins qui doivent rester bien régulés : ni trop serrés, ni trop dilatés.
La sérotonine (neurotransmetteur souvent appelé “hormone du bonheur”) joue ici un rôle clé : elle permet une vasoconstriction modérée, elle resserre légèrement les vaisseaux, assurant une bonne circulation. Mais quand ton taux de sérotonine chute, les vaisseaux peuvent se dilater brutalement. Cette vasodilatation est l’un des mécanismes qui déclenchent les migraines hormonales.

Mais pourquoi la sérotonine chute ? À cause de tes hormones.

Avant les règles, lorsque les hormones chutent, ton taux de sérotonine diminue. 

Résultat 

➡️ Les vaisseaux se dilatent brutalement (vasodilatation cérébrale)

➡️ Cette dilatation est l’un des mécanismes déclencheurs des migraines hormonales.

Et puisque la sérotonine agit aussi sur l’humeur et le sommeil, un déficit accentue l’irritabilité, les fringales et les troubles du sommeil.

Les hormones du cycle : des régulatrices naturelles de la sérotonine

  • Les œstrogènes : présents surtout en première partie de cycle, ils favorisent la production de sérotonine à partir du tryptophane (un acide aminé).
  • La progestérone : dominante après l’ovulation, elle freine la dégradation de la sérotonine et augmente la sensibilité des récepteurs cérébraux.

Quand ces hormones sont équilibrées, elles protègent ton cerveau.
Mais juste avant les règles, elles chutent brutalement. Cette baisse hormonale naturelle diminue ton taux de sérotonine… et ouvre la porte à la migraine.

Les œstrogènes : entre vasodilatation, inflammation et sensibilité à la douleur

  • Les œstrogènes, en excès, favorisent un état inflammatoire chronique et donc propice à la douleur.
  • Lorsqu’ils chutent avant les règles, le système vasculaire devient instable :
    D’abord, une vasoconstriction brutale (les vaisseaux se resserrent).
    Puis une vasodilatation réactionnelle, responsable du déclenchement de la migraine.
  • Leur chute augmente aussi la sensibilité du nerf trijumeau, qui transmet les douleurs au niveau du crâne. 

A noter :

C’est spécifiquement la fluctuation hormonale brutale et non le taux bas d’œstrogènes qui est responsable du déclenchement des migraines hormonale chez les femmes sensibles à cette variation.
Cela peut vouloir indiquer qu’il y a une forte imprégnation oestrogénique.

Pourquoi certaines femmes sont plus touchées ? Le rôle du terrain

Nous ne sommes pas toutes égales face aux migraines.
Au-delà des variations hormonales, ton terrain détermine ta vulnérabilité :

Déséquilibre hormonal :

  • Excès d’œstrogènes (vrai ou relatif) : la chute est plus brutale, amplifiant la vasodilatation et l’inflammation.
  • Déficit en progestérone : sérotonine plus rapidement dégradée.
  • Hypoestrogénie : sérotonine en déficit constant.
  • Excès d’histamine : Les œstrogènes favorisent la libération et ralentissent l’élimination de l’histamine, qui accentue vasodilatation et inflammation.
  • Terrain inflammatoire chronique : Inflammation de bas grade, souvent liée au stress, à l’alimentation ou à un déséquilibre hormonal.
  • Foie surchargé : Si ton foie élimine mal les œstrogènes, tu risques une hyperœstrogénie fonctionnelle.
  • Dysbiose intestinale : Un microbiote déséquilibré freine l’élimination correcte des œstrogènes (rôle de l’estrobolome).

A noter

Ce terrain se retrouve notamment chez les femmes qui souffrent de syndrome prémenstruel, de douleurs menstruelles, d’endométriose (hyper imprégnation oestrogénique) ou bien qui sont en préménopause (chute de progestérone et/ou chute des œstrogènes).

En résumé :

⚡Déséquilibre hormonal (SPM, périménopause, endométriose…) = facteur déclencheur.
⚡Déficit sérotoninergique (SPM, périménopause, anxiété)= terrain favorable.
Terrain inflammatoire, foie, microbiote et histamine = amplificateurs de ta sensibilité

Quelles solutions pour agir ?

L’objectif : agir sur le déséquilibre hormonal ET le terrain, pas juste masquer la douleur.

Soutenir tes hormones :

  • Apporter des acides gras oméga 3 (sardines, maquereaux, huile de noix ou de lin).
  • Accompagner ton foie avec des plantes dépuratives (chardon marie, pissenlit, romarin).
  • Utiliser une bouillotte sur le foie le soir pour stimuler la circulation hépatique.
  • Soutenir ton ovulation : via une alimentation adaptée et un accompagnement personnalisé.

Réguler ton terrain :

  • Réduire l’inflammation : alimentation anti-inflammatoire, riches en végétaux.
  • Limiter l’histamine : attention aux aliments histamino-libérateurs si tu es concernée.
  • Rééquilibrer ton microbiote : assainir via une cure spécifique, alimentation riche en fibres, probiotiques si nécessaire, restaurer la paroi intestinale.
  • Soutenir le foie dans la détox des œstrogènes.
  • Avoir une meilleure résilience au stress (magnésium, adaptogènes, yoga, étirements, respirations…)

Phytothérapie : 

  • Griffonia : favorise la production naturelle de sérotonine.
  • Grande camomille : aide à réduire la douleur.
  • Gingembre : anti-inflammatoire naturel.

Autres pistes :

  • Ostéopathie crânienne : favorise la décongestion vasculaire.
  • Hydratation suffisante.
  • Éviter les aliments nocifs (sucre, alcool, aliments ultra-transformés)

En conclusion, les migraines hormonales ne sont pas une fatalité.

Agir uniquement sur la douleur n’est pas suffisant : il est essentiel d’agir sur l’équilibre hormonal ET sur le terrain (foie, histamine, microbiote …) pour prévenir les migraines hormonales.

Envie d’aller plus loin ?

Je t’accompagne à comprendre ton cycle et rééquilibrer ton terrain globale grâce à une approche fonctionnelle et personnalisée. Réserve ton appel découverte pour en discuter ensemble.